PATRIMOINE & CURIOSITÉS

Chemin de Saint-Michel

Sartilly a conservé de nombreux chemins. L'un des plus fréquentés est celui qui conduisaient les pèlerins au Mont-Saint-Michel. C'est une des variantes du "chemin aux Anglais". Il part de Barfleur et passe par Montebourg, Coutances et La Haye-Pesnel. Après Sartilly, les pèlerins arrivaient à Genêts avant de traverser les grèves et d'atteindre la Merveille de l'Occident. Cet itinéraire empruntant un maximum de chemins de terre est bien balisé. Il vous permettra de découvrir des points de vue magnifiques sur la Baie du Mont-Saint-Michel et d'approcher l'émotion et la joie que pouvaient ressentir les miquelots lorsqu'ils apercevaient pour la première fois le Mont-Saint-Michel.

Au hasard de vos promenades vous pourrez découvrir quelques demeures privées de belle allure et apprécier le petit patrimoine rural (puits, boulangeries, ...) 

Portail Roman

Monuments

L'église de Sartilly et son beau portail roman

Le portail roman de l'église rappelle que la paroisse de Sartilly est très ancienne et qu'un modeste lieu de culte entouré d'un cimetière se trouvait à la place de l'église actuelle datant du XIXe. Ce portail est, selon les spécialistes, le plus beau de l'Avranchin. Il fut sauvé de la destruction par l'architecte (Monsieur Théberge, d'Avranches), conscient de la beauté de cette pièce architecturale : " c'est un plein cintre surbaissé , portant une guirlande extérieure losangée en dents de scie et une autre, un peu plus bas, décorée de têtes de clous ; ce cintre est soutenu par des colonnettes et des chapiteaux". De l'église primitive, il reste également les fonts baptismaux replacés dans l’église et mis en valeur grâce au travail de Raymond Potier, tailleur de pierre et sculpteur bénévole, ainsi qu'un Christ en cuivre ciselé du XIIIe siècle.  

Le monument aux caporaux de Souain

Sartilly est un des rares lieux qui maintiennent le souvenir des exactions commises par les conseils de guerre du conflit 1914-1918. Dans son cimetière, un mémorial dédié aux 4 caporaux de Souain, fusillés pour l'exemple, le 17 mars 1915. A côté, la tombe de Blanche, veuve du caporal Maupas, qui pendant 19 ans lutta avec courage et obstination pour la réhabilitation de son mari et de ses trois camarades, obtenue le 3 mars 1934.

Cette tragédie a fait l'objet de nombreux livres, films, pièces de théâtre. On peut noter ces dernières années la pièce de Jean-Paul Alègre : Blanche Maupas, l'amour fusillé, celle d'Yvette Sauvage-Lelong : La Veuve Maupas et le téléfilm Blanche Maupas, réalisé par Patrick Jamain et diffusé la 1ère fois le 11 novembre 2009 sur France 2.

Pays du cheval - Galerie